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Brèves notes sur la réunion syndicale internationale des 22-24 Mars 2013 à Paris.


CNT Solidarité Ouvrière /28 mars 2013   
Solidarité


Avec la participation de quelques 250 camarades venus de 25 pays, d’une soixantaine d’organisations de quatre continents, les rencontres internationales, lancées à l’initiative de Solidaires, de la CGT-e d’Espagne et de la CSP Conlutas (Centrale syndicale et populaire en luttes) du Brésil, permirent de dresser des constats communs, de prendre de nouveaux contacts entre compagnons et surtout de jeter des ponts pour bâtir des projets communs de travail et de luttes…


( Ce "résumé à chaud", est un ensemble de notes, prises par les camarades de la CNT Solidarité Ouvrière. Il n’a pas valeur de "compte rendu officiel"… )


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Dès l’ouverture, Christian Mahieux (Secrétaire international de Solidaires), Jacinto Ceacero (Secrétaire général de la CGT-e) et Dirceu Travesso (Membre de l’exécutif CSP Conlutas) rappellent les points majeurs qui président à cette réunion :
- La crise mondiale du capitalisme.
- Non au syndicalisme de collaboration de classe.
- La lutte est globale et frontale contre le capitalisme.
- Refus de ceux qui se contentent de certitudes pour ne pas agir.
- Pour un syndicalisme combattif de la classe ouvrière, des chômeurs, des jeunes, des précaires.
- Renforcer le syndicalisme alternatif
- Pour un internationalisme des secteurs sociaux
- Pour des liens entre le syndicalisme et les organisations sociales
- Pour des campagnes internationales d’actions et de protestations

Combattre le capitalisme

La crise depuis 2008 et ses effets plus ou moins forts suivant les continents, mais toujours menaçants, expliquent en partie un regain d’intérêts pour les contacts internationaux. Comme l’a dit Jacinto Ceacero, secrétaire général, de la CGT-e, "nous ne sommes pas ici par hasard, mais par nécessité. La lutte est globale et frontale contre le capitalisme". Et Dirceu Travesso (Membre de l’exécutif de la CSP Conlutas) d’affirmer qu’ « il existe une crise impérialiste, internationale. Nous sommes convaincus que la lutte est basée sur l’internationalisme. »
Une camarade de Solidaires donne des exemples de partage d’expériences et de luttes qui montrent que dans le cas de fermeture de gares à Dakar au Sénégal et à Stuttgart en Allemagne (pour des raisons de spéculation sur la vente de terrains), au-delà des différences de pays et des niveaux de développement, on peut appliquer des luttes et des tactiques similaires.

Constats de luttes & syndicalisme

Certaines organisations syndicales subissent des chocs internes et des agressions du pouvoir (le cas des coursiers de Buenos Aires, Simeca pr exemple). D’autres se replient sur elles-mêmes, aussi bien sur le plan national qu’international.

Luis (Relaciones Internacionales CGT-e) ouvre les interventions sur le 1er axe : "Face à la situation de crise du système capitaliste, quelles réponses, quelles propositions et quel avenir construit le syndicalisme alternatif de base ?".

Se succèdent alors les interventions de camarades dont ceux de NUT (National Union of Teachers, syndicat national des enseignants) de Grande Bretagne, de Corriente Sindical Clasista d’Argentine, de Turquie, de la CNT Solidarité Ouvrière, de l’UMT (Union marocaine des travailleurs), de l’UBA (Université de Buenos Aires), de COBAS Italie, de CTA d’Argentine, de la Rete 28 aprile , Italie, d’un syndicat de l’enseignement de Russie, du SINALTRAINAL (Syndicat nationale des travailleurs du système agro-alimentaire) Colombien, de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), des IWW, du SNAPAP (Syndicat national autonome des personnels de l’Administration Publique) Algérien, d’ÉMANCIPATION, de la Coordination des Services Publics de Grèce, de la Confédération italienne de base, du secteur textile turc ou de la Confédération du peuple indonésien… Tous, apportent leurs témoignages, comme autant de contributions aux luttes à mener.

Extraits :
- "La crise actuelle change les règles, les nouvelles sont qu’il n’y a plus de règles [en Europe occidentale]. Les conséquences sont terribles. L’intérêt général cède la place aux intérêts du capital. Les médiations sociales ne sont plus nécessaires. "
Il demeure la lutte de classe parce que le capitalisme est revenu à sa forme sauvage des siècles passés.Il faut " aller vers une redistribution sociale". En effet : Il n’y a pas de retour en modèle productiviste. Ce n’est ni souhaitable, ni possible.

- Dénonciation des bénéfices patronaux et appel à de vrais combats pour les droits des travailleurs.

- « le néo-libéralisme, dans notre pays (Paraguay) s’exprime assez crument. Le modèle économique est agro-exportateur. 2% de la population possède 85% des terres arables. Il y a une offensive plus forte sur la précarité et la flexibilité du travail (abandon de la loi du 6 heures par jour pour faire huit heures). La pauvreté touche 50% population, avec 22% d’indigence. La direction syndicale trahit, c’est une forte bureaucratie. Une nouvelle confédération est une réponse. Récemment un gouvernement s’est présenté comme social … et il a approfondi le néo-libéralisme. »
« Nous avons connu 35 ans de dictature militaire, puis la démocratie bourgeoise... il faut récupérer la lutte des classes, la solidarité internationale, l’autonomie syndicale".

- La situation en Europe occidentale après la seconde guerre mondiale, met en évidence la complicité entre les syndicats officiels et le patronat pour distribuer des miettes pour les travailleurs sur l’énorme croissance. Elle souligne également la conscience de communauté humaine, cultivée, qui existait dans la classe ouvrière, malgré des secteurs chauvinistes. "Aujourd’hui c’est à nous de reconstruire une communauté collective parce que le système capitaliste a échoué et on doit changer la société avec une réelle analyse internationale".

- Il existe non seulement une concurrence entre les pays mais aussi entre les travailleurs et nous devons surmonter les divisions.

- Le capitalisme provoque la paupérisation, donc, la lutte sous la direction de la classe ouvrière est primordiale.

- Un axe en trois points est évoqué : " nécessité d’unité face à la crise internationale et la préparation d’une grève générale intercontinentale ; défense du droit d’association ; opposition à la militarisation et aux guerres, la solidarité avec Haïti, le Sahara occidental, la Palestine.

- Les femmes sont dans les luttes, avec les travailleurs. Au Brésil, par exemple, elles ne sont pas avec Dilma Roussev ou Cristina Fernández de Kirchner. Dans le pays elles représentent 40% des travailleurs et 70% des pauvres.
Le capitalisme profite des différences pour exploiter. Les organisations féministes soutiennent le gouvernement qui est censé avoir un système employant des travailleurs. Le machisme "divise notre classe".

… /…

Lecture est donnée d’un projet de manifeste pour le 1er mai 2013.

Avancer unis dans la lutte

Après un exposé des luttes, des propositions pour avancer ensemble sont présentées, dont la création d’un site web collaboratif informant des actualités, appels à actions, solidarités et à un travail commun par secteurs professionnels et globaux, mise en place de listes électroniques d’échanges et commissions de coordinations de luttes…
Une camarade d’Angleterre, fait remarquer que la discussion est utile pour nous et donc en utilisant la vidéo, Skype, etc., on pourrait faciliter le partage. Elle cite une vidéo de la CGT-e où les images sont suffisamment frappantes, avec quelques sous-titres, pour permettre de dépasser les problèmes de langue. Un autre camarade propose la création de blogs…

Une camarade de Solidaires se propose pour impulser les coordinations des cheminots, des employés de la santé, des centres d’appels.

Une commission « transport /industrie Auto » et une autre, sur « la lutte des femmes » sont proposées

Au côté de la CUB [Confédération unitaire de Base] italienne, la CNT Solidarité Ouvrière s’engage à animer la coordination sur l’émigration et, avec des camarades de SUD PTT, se propose pour travailler à la création d’outils numériques dont un site

La nécessité d’un suivi de ces journées, avec des réunions d’organisations d’ici fin 2013 ou au début de 2014, et sur la base des coordonnateurs de secteurs, est acté par l’ensemble des participants…


Portfolio
  • Rencontre syndicale internationale du 22 mars au 24 mars à Paris
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