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CarPostal Riviera n’aime pas les syndicats… ni les syndicalistes


CNT Solidarité Ouvrière /6 août 2015   
Luttes - Syndicalisme


Face à un management autoritaire, la CNT-Solidarité Ouvrière, l’UNSA et SOLIDAIRES constituent une intersyndicale pour favoriser la mobilisation de tous.

Jean Antoine Représentant de la section syndicale CNT-Solidarité Ouvrière, répond à nos questions sur la situation dans l’entreprise.

Quelle est la situation actuelle ?

Elle est très dégradée avec un management très autoritaire.
Nous n’avons jamais de réponse positive aux demandes des syndicats.
Il en résulte une situation très tendu. On assiste à des démissions de salariés.
De fait, ils ont réussi à favoriser une intersyndicale.

Comment s’est constitué l’intersyndicale ?

La CNT-Solidarité Ouvrière n’étant pas encore représentative, nous avons évoqué l’idée d’une intersyndicale avec les copains des autres syndicats.
Chacun y pensait dans son coin mais personne ne prenait l’initiative. Il y a eu tout de suite une réaction positive.
La CNT-SO a proposé un projet de tract qui a été amendé et accepté par l’UNSA et SOLIDAIRE.
La CFDT a tardé à répondre et finalement n’a pas répondu.
Faute d’une acceptation, quinze jours après, les trois syndicats diffusent leur tract.
La CFDT s’est étonnée de ne pas être mentionnée !

Quelle a été la réaction de la direction ?

La direction a réagit en adressant des menaces de sanction car l’affichage a été effectué sans que le document soit transmis à la direction.

Quelle suite allez-vous donner à cet avertissement ?

Les syndicats signataires appellent à une action à la rentrée dont la forme reste à déterminer.
Les principales revendications sont :
Paiement de tout le temps de coupure,
Augmentation de la valeur du point,
Prime de professionnalisation pour tous,
Respect des temps de pause,
Information des salariés des jours fériés travaillés,
Fixation des congés payés dans des délais raisonnable.
Bref, rien que la direction ne puisse satisfaire.

Il faut que la société comprenne qu’elle doit respecter et les salariés et les syndicats.
De toute façon, cela ne peut plus durer.