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Communiqué de l’Observatoire du RHONE de la répression et de la discrimination syndicales


CNT Solidarité Ouvrière /12 mai 2016   
Syndicalisme - Solidarité


Mercredi 11 mai 2016

La répression anti-syndicale prend un nouveau tournant

Après s’être abattue essentiellement sur les lycéen-e-s et les étudiant-e-s, la répression policière dans le cadre du mouvement contre la Loi Travail s’étend aujourd’hui aux syndicalistes. Elle vient confirmer la tendance à la criminalisation de l’action syndicale déjà illustrée, entre autres, par le cas des Goodyear, La poste ou Air France.

La crainte d’une possible liaison entre le mouvement des jeunes et celui des salariés en est certainement à l’origine. On assiste au total à une accentuation des moyens de répression contre le mouvement social et syndical à un niveau jamais atteint ces dernières années : inculpation de près de 50 lycéens dans le 92 de syndicalistes dans le 93, garde à vue de nombreux syndicalistes partout en France (cheminots de Villeneuve St Georges, dirigeant CGT-RATP arrêté le 28 avril à Nation), mise à sac d’un local syndical à Lille , tirs de flashball contre les militants et la camionnette de Solidaires à Marseille, sans compter les violences policières qui s’exercent contre les militants et citoyens lors des manifestations qui ont atteint leur paroxysme lors des dernières manifestations (plus d’une quinzaine de blessés à Lyon le 28 avril dernier dont des militants CGT et SOLIDAIRES ainsi que des adhérents d’ATTAC).

C’est pourquoi nous condamnons fermement l’ensemble de ces mesures qui visent à bâillonner le mouvement syndical et avec lui l’ensemble du mouvement social. Non les syndicalistes et les jeunes ne sont pas des criminels : ils ne font que s’opposer par des voies démocratiques aux mesures de régressions sociales que le gouvernement veut imposer par la force. Nous exigeons l’abandon des poursuites judiciaires engagées envers l’ensemble des syndicalistes et des jeunes mis en cause dans le cadre des mobilisations contre la loi Travail.

Une riposte unitaire pour affirmer le droit démocratique à débattre et manifester est nécessaire. L’Observatoire de la répression et de la discrimination syndicales ainsi que les organisations signataires de ce communiqué sont disponibles pour y participer.

Dans le cadre de notre travail de recensement, d’analyse et de publication des faits de répression et d’entrave aux libertés syndicales, nous appelons toutes les structures syndicales à nous faire connaitre les cas de répression dont elles ont connaissance et faire remonter ces informations à l’adresse suivante :

rhone.repression.syndicale@gmail.com