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Organisons-nous contre la casse de nos droits !


CNT Solidarité Ouvrière /12 novembre 2017   

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Ce gouvernement des riches continue d’imposer une casse sociale et une cure d’austérité au profit d’une minorité de privilégiés qui a déjà tout. Pourtant, salarié-e-s, précaires, retraité-e-s, jeunes : nous sommes des millions, la légitimité c’est nous ! Par nos grèves et nos luttes, nous pouvons construire le rapport de force pour imposer enfin une répartition égalitaire des richesses et du travail.

Macron c’est la poursuite de la démolition du droit du travail

Dans la lignée d’El Khomri, les ordonnances actent un droit du travail toujours plus défavorable aux salariés du privé : licenciements facilités (plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciements abusifs, difficultés des groupes appréciés uniquement sur le territoire national en cas de plan social, ruptures conventionnelles collectives, raccourcissement des délais de recours contre un licenciement) ; plus d’inégalités (passage de nouveaux éléments négociables des branches vers les entreprises comme les primes par exemple) ; plus de précarité (via les accords de branche : possibilité d’assouplissement des règles encadrant les CDD ou extension du recours au CDI de chantier...) ; le droit du travail négocié le pistolet sur la tempe pour les salariés des entreprises de moins de 50 (négociations et accords avec des salariés non élus et non-protégés dans les boites de moins de 20 salariés, négociations et accords sans syndicats dans les boites de moins de 50) ; des droits syndicaux au rabais (fusion des IRP au-delà de 50 salariés et potentiellement moins de moyens de défense).

Macron c’est le démantèlement de la protection sociale solidaire

La maigre hausse des salaires nets avec la suppression des cotisations sociales chômage et maladie est une belle arnaque avec la baisse à prévoir du salaire brut (des exonérations de cotisations patronales doivent remplacer le crédit d’impôts -CICE- aux entreprises). Les salariés et retraités devront payer par l’impôt (CSG) ce qui était auparavant financé par les employeurs ! Du côté des salariés du public, non-concernés par les baisses de cotisations, il n’y a toujours aucune compensation à la hausse de la CSG. Surtout, avec le basculement du financement de la protection sociale vers l’impôt, on touche au cœur même de la sécurité sociale, en s’éloignant toujours plus d’un système de répartition solidaire entre salariés pour poursuivre son étatisation. En prélude à sa privatisation ?

Macron c’est la casse des services publics et l’austérité pour financer les riches

La chasse aux fonctionnaires est ouverte !« L’homme nouveau » reprend les vieilles recettes austéritaires et ultra-libérales de l’époque Sarko : rétablissement du jour de carence dès 2018, gel du point d’indice qui pourrait évoluer différemment suivant les 3 fonctions publiques. C’est surtout la promesse de 120000 suppressions de postes, nouveau coup dur pour des services publics déjà très fragilisés par les suppressions massives depuis les années 2000.
L’austérité se traduit déjà concrètement par la suppression brutale de 139000 contrats aidés cette année et une nouvelle coupe de plus de 100000 en 2018. Remplissant des missions souvent indispensables aux populations, notamment dans le public, ils doivent au contraire relever d’emplois pérennes.
Le but de cette politique austéritaire est clairement affiché : financer les plus riches et les entreprises. En plus des réductions de cotisations, les entreprises vont bénéficier d’avantages fiscaux (taux d’imposition des sociétés progressivement abaissé à 25% ) et les contribuables les plus aisés vont bénéficier de près de 4,5 milliards de baisses d’impôts en 2018, notamment avec la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF). De l’autre côté, on demande aux plus pauvres de faire toujours plus d’efforts avec par exemple la baisse massive des APL qui va durement affecter le logement social ou avec la future réforme de l’assurance chômage qui cache une vaste chasse aux chômeurs déjà stigmatisés comme des profiteurs !

La répartition égalitaire des richesses et du travail, une nécessité !

Comme un symbole, les 10 plus grandes fortunes françaises ont vu leur patrimoine exploser de 950% en 10 ans. Nous sommes face à un choix de société majeur, le creusement sans cesse plus important des inégalités et la dégradation de nos conditions de travail et de vie est intolérable ! Nos ainé-e-s se sont battus, avec le mouvement ouvrier, pour gagner toutes les conquêtes sociales détricotées actuellement. Comme eux, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et nos luttes. La casse de nos droits n’est pas une fatalité ! La réduction du temps de travail, la hausse des salaires, le partage du travail et des richesses, travailler autrement, c’est possible, tout est question de rapport de force !
Plus que jamais nous avons besoin de syndicats forts et combatifs pour nous défendre, gagner de nouveaux droits et porter collectivement le projet d’une autre société ! Organisons nous !


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