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L’école Macron/Blanquer ne sera jamais la notre : en grève le 06/02/18 !


CNT Solidarité Ouvrière /2 février 2018   
Education

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Il faut construire la mobilisation ! Les premières Assemblées générales se sont tenues dans les Universités et dans les lycées. Des motions ont été rédigées en HIS et présentées en CA. Des lycées ont été bloquées jeudi 1er février. Mardi 6 février, soyons tous et toutes en grève !

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Parcoursup et le rapport Mathiot : tri social, bac « maison »
et surcharge de travail pour les personnels !

Après le tirage au sort, place à la sélection ! Avec Parcoursup, en plus d’être enseignant, tu seras agent de la sélection. Pour la réforme du lycée, le projet n’est pas définitif mais voilà à quoi nous devons nous attendre : semestrialisation, lycée modulaire dès la seconde, fin des séries, deux épreuves universelles pour le Bac (dont un « Grand oral »), contrôle en cours de formation (les personnels de la voie professionnelle peuvent en parler…), hiérarchisation des enseignements de langue…

Refusons cette vision élitiste, inégalitaire et réactionnaire de l’école !

Évidemment, le rapport Mathiot parle de pédagogie pour justifier la réforme. L’École est simplement à nouveau victime de l’austérité et de la vision libérale des élites : individualisation à l’extrême des parcours (fin du collectif classe ?), tri social accentué (qui peut croire que la suppression des filières et la modularité vont faire disparaître les inégalités et les déterminismes sociaux ?). Après la suppression du dispositif d’Éducation prioritaire pour les lycées, c’est un pas de plus vers une École inégalitaire.
Le couple Macron/Blanquer pense que c’est hypocrite d’envoyer « tout le monde » à la fac, qu’il y a trop d’échecs avant la licence : nous lui répondons qu’il faut plus de moyens, plus de personnels, des dédoublements généralisés pour permettre la réussite de tous les élèves !

Au passage, notons que l’enseignement professionnel ne semble pas mériter l’intérêt de notre cher ministre : il laisse le soin au MEDEF et aux régions d’en parler ! Et puis après tout, on s’en fiche des lycée pro, favorisons l’apprentissage et la main d’œuvre bon marché pour le patronat !