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La CNT-Solidarité Ouvrière Normandie appelle à la grève le jeudi 31 janvier dans la Fonction publique


CNT Solidarité Ouvrière /20 janvier 2013   


Le Parti socialiste a bien plus de points communs avec Nicolas Sarkozy qu’ avec Léon Blum ou Jean Jaurès. Après quelques mois au pouvoir, ce parti n’a rien changé à la politique libérale engagée précédemment par la droite.

Des recrutements d’enseignants sont mis en avant ce qui dénote certes une rupture vis-vis du tandem Fillon-Sarkozy mais l’annonce des prochains budgets relatifs aux différents secteurs de la Fonction publique nous montre bien que l’heure est à l’austérité et au système des vases communicants. Dans les établissements scolaires, les moyens sont toujours bien en dessous de l’ambition éducative des enseignants et des parents. De surcroît la précarité s’aggrave. Les contrats à durée déterminée (enseignants contractuels, AED, AVS, AP, Emplois avenir…) font florès . Vacataires, contrats de droit privé (EVS, C.U.I, personnels administratifs)…s’ajoutent au dispositif. C’est la précarité à tous les étages et tous les ans nous assistons sous couvert d’une fin de contrat à des licenciements massifs de personnel précaire en toute légalité et sans grande réaction. Un turn-over de précaires qui pourtant font tourner la boutique : des AVS mutualisés ou non pour s’occuper d’enfants en situation de handicap jusqu’aux doctorants ou docteurs de l’université qui dispensent de nombreux cours en passant par toutes sortes de contractuels. Pour en rajouter un peu, Vincent Peillon impose une nouvelle version de précaires : les EAP (Emplois Avenir Professeur). Alors que pendant des décennies, les instituteurs ont pu bénéficier d’une formation rémunérée à l’École Normale, on nous présente comme un plus des jeunes qui seront payés 900 euros par mois pour travailler 12 heures par semaine dans les écoles pour encadrer des petits groupes d’enfants voire effectuer le travail d’un A.E.D. ou d’un A.V.S. La précarité organisée et généralisée participe à la casse du service public et de nos statuts.

Sans mobilisation et lutte de la base, non seulement les contre–réformes des ministères précédents vont se pérenniser mais encore les conditions d’exercice des enseignants vont se dégrader sous couvert d’améliorer la vie scolaire des enfants. Le livret de compétences, le socle commun, les évaluations…même allégés restent et ne sont pas remis en cause dans leur finalité. C’est le grand changement dans la continuité.

Que dire de la réforme des rythmes scolaires, qui ne pose aucunement la question des rythmes d’apprentissage et des rythmes de vie des enfants ? Les principaux acteurs de l’Éducation : enseignants, enfants et parents n’ont nullement été concertés. Hollande et Peillon tentent de passer en force comme sous l’aire Sarkozy. Aux mêmes maux les mêmes méthodes.

La « refondation » discutée dans les salons du pouvoir n’est pas la nôtre et ce qui en émane aujourd’hui fait insulte aux revendications des travailleurs de l’Éducation.

Seule une mobilisation d’ampleur, unitaire pourra infléchir les dispositions prévues par ce gouvernement qui n’a de socialiste que le nom. C’est pourquoi la CNT- Solidarité Ouvrière se mobilisera le 31 janvier prochain. Nous appelons les camarades de la Fonction publique à faire grève contre les attaques faites au service public : contre la précarité et pour l’augmentation du pouvoir d’achat. Dans l’enseignement plus particulièrement, nous appelons à combattre la réforme des rythmes scolaires présentée en l’état sans débat dans les conseils d’école. La CNT-S.O. exige la titularisation de tous les précaires et des embauches massives à la hauteur de nos besoins et de ceux des usagers. Nous appelons à construire d’ici le 31 janvier le cadre unitaire demandé par tous les personnels afin d’invalider ce que tente de nous imposer sans discussion la gauche caviar.

CNT-Solidarité Oouvrière Normandie