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Le 1er Mai n’est pas la fête du travail !


CNT Solidarité Ouvrière /27 avril 2013   


On ne fête pas le « travail », ce vol de notre temps, ce vol de nos vies qui engraisse les dominants.
On ne fête pas plus les « travailleurs » parce que nous, les travailleurs, nous voulons cesser de travailler pour le profit des dominants.
Nous voulons retrouver la maîtrise de nos vies, la maîtrise de nos activités qui ont été captées, détournées par et pour le capitalisme. Le travail doit redevenir l’activité nécessaire au genre humain et cesser d’être l’esclavage salarié qu’il est aujourd’hui.
Mais d’où vient cette grande arnaque qui a transformé le premier mai, journée de lutte des travailleurs du monde entier en « fête du travail », en fête de ce qui nous opprime ?.

Tout a commencé le 1er mai 1886 où se déroulèrent aux Etats-Unis de gigantesques manifestations pour exiger la journée de huit heures. Le 3 mai, la police assassine de nombreux grévistes de l’usine McCormic. Le 4 mai, lors de la manifestation de protestation, une bombe est jetée sur la police. Huit syndicalistes anarchistes sont arrêtés et faussement accusés de cet attentat. Quatre d’entre eux seront pendus et un cinquième se suicidera dans sa cellule.
En 1889, en hommage aux « martyrs de Chicago », la IIème Internationale décide de faire du 1er mai une journée internationale de lutte pour exiger la journée de huit heures. Lorsque celle-ci est finalement adoptée, le 1er mai demeure une journée de luttes et de revendications.

1er Mai 2013 !

Les raisons de lutter ne manquent pas. Le travail opprime toujours autant, même si ses formes ont changé. Il y a toujours des classes dominantes et des classes dominées, toujours des exploiteurs et des exploités.

Et à la différence des travailleurs, les exploiteurs ne chôment pas : ils viennent de faire passer dans la loi un accord signé par le patronat et des syndicats jaunes, dont la CFDT, l’Accord national interprofessionnel. Ce texte crapuleux prévoit une formidable régression sociale, la généralisation de la précarité et des recours plus difficiles contre les abus du patronat.

Si on continue comme ça, il n’y aura plus qu’à jeter à la poubelle le Code du Travail, maigre rempart contre l’arbitraire patronal édifié peu à peu grâce aux luttes de nos parents et de nos grands-parents.
À quand le retour des enfants de huit ans dans les ateliers et les chantiers comme cela se pratique couramment en Asie, en Afrique et en Amérique latine ?

Rejoignez la Confédération Nationale des Travailleurs Solidarité Ouvrière.

Les combats d’aujourd’hui pour la défense de nos droits, pour le salaire et les conditions de travail préparent l’abolition du capital.

Pour un Autre Futur, rassemblons-nous, retrouvons le plaisir de lutter ensemble contre ce qui nous exploite, contre ce qui nous opprime.



À Paris : 15h Place de la Bastille
À Lyon, à 10 h 30 place Jean Jaurès (Lyon 7e)
- Après la manifestation la lutte continue, le syndicat tiendra une permanence juridique à partir de 14 heures à son local, 44 rue Burdeau 69001 Lyon.
À Perpignan : 10h00 place de la Victoire (face au Castillet)
Et en Midi-Pyrénées.