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NON A LA CASSE DE NOS DROITS !


CNT Solidarité Ouvrière /15 février 2013   


Le 11 janvier 2013, un accord national interprofessionnel a été signé entre le MEDEF, la CGPME et l’UPA du côté patronal et la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC du côté salariés.

Cet accord porte sur la flexibilité du marché du travail et sur la sécurisation des parcours professionnels. À la fin, il ne reste quasiment que la flexibilité !

QUELQUES MESURES…

- Accord de maintien dans l’emploi : possibilité de modifier les salaires et le temps de travail. / Plans sociaux facilités
- Mobilité interne à l’entreprise rendue obligatoire sous peine de licenciement pour motif personnel
- Prescription des contestations de licenciement après deux ans et trois ans pour les salaires
- CDI intermittent

… D’UN ACCORD CHOQUANT…

À l’heure de l’explosion du chômage, tout est fait dans cet accord pour faciliter les licenciements. Cela entraînera une accélération de la hausse du chômage comme à chaque fois qu’on a facilité les licenciements.

… ET MINORITAIRE

Seulement cinq organisations ont été conviées à la table des négociations, Solidaires, par exemple, n’y a pas été invitée. Signé par une seule des trois grandes confédérations syndicales, les deux autres y sont opposées. La CFTC, qui est une des trois signataires, ne sera plus autorisée à participer à ces négociations interprofessionnelles cet été quand le nouveau calcul de la représentativité syndicale aura été mis en place suite à la nouvelle loi de 2008. Quant au troisième signataire (CFE-CGC) il faut noter que c’est un syndicat catégoriel ne représentant que les cadres.


Cet accord pour être valide doit être voté par le Parlement. Le Parlement est censé être à gauche et ne devrait donc pas voter de telles mesures de régression sociale. Une mobilisation du monde du travail pourra l’y contraindre.
Si par malheur cet accord acquérait force de loi, la bataille continuera entreprise par entreprise mais aussi sur le terrain juridique en attaquant chaque mesure posant des problèmes de légalité et notamment de concordance avec le droit international (comme pour le CNE).

Pour exiger du Parlement qu’il n’entérine pas cet accord honteux entre le patronat et des syndicats jaunes, des manifestations appelées par différentes organisations syndicales se tiendront le mardi 5 mars.

La CNT - Solidarité Ouvrière appelle ses adhérents et sympathisants à se joindre aux manifestations du 5 mars

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