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Quotas d’accueil à l’Université Paul-Valéry : « Nous allons nous battre »


CNT Solidarité Ouvrière /16 septembre 2015   
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Le mercredi 16 septembre, le journal 20 Minutes Montpellier a interviewé le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) concernant les quotas d’accueil mis en place à l’Université Paul Valéry.

Article de 20minutes/Montpellier - 15 septembre 2015

20minutes-16sept2015

" La polémique enfle à la faculté de lettres de Montpellier : l’instauration de « quotas d’accueil » et les sélections mises en place sur certaines filières par la direction de l’université ne sont pas du tout du goût des étudiants.
Bientôt un nouveau procès

Il y a quelques jours, une étudiante en info-com, dont l’inscription en Master 2 avait été refusée faute de place, a mis la faculté devant le tribunal adminitratif : elle a gagné son procès, et donc son inscription. Bientôt, la faculté aura de nouveau rendez-vous devant la justice : cette fois-ci, c’est un étudiant en Master de LEA (langues étrangères appliquées) qui réclame d’être intégré au cursus.

Anne Fraïsse, présidente de Paul-Valéry, craint que ce type de plaintes ne se multiplie dans les prochaines semaines : « J’ai déjà une vingtaine de recours gracieux sur mon bureau, à qui je suis contraint de répondre par la négative, souligne-t-elle, interrogée par 20 Minutes. Ce que je trouve injuste, c’est que l’étudiante en info-com qui a gagné ce procès a pris la place d’un autre étudiant, qui était sur une liste d’attente, et qui avait un meilleur dossier qu’elle… Nous sommes dans un système où celui qui nous met devant le tribunal, et qui gagne, car ce n’est pas toujours le cas, l’emporte sur celui qui n’a pas les moyens de faire appel à la justice. »

Elle assure ne pouvoir faire autrement : « Je n’ai pas les salles, ni les professeurs, et je n’aurais pas les moyens de trouver des stages si nous dépassions les capacités d’accueil… Et je ne parle même pas des débouchés professionnels : il faudrait savoir si cela sert à quelque chose de déverser 400 Masters 2 de psychologie… »
« Nous allons nous battre », note un responsable syndical

Du côté des étudiants, la sélection, qui touche certains Master 2 mais aussi la première année de licence, ne passe pas du tout. « C’est un très mauvais signe. La faculté est censée garantir un accès libre aux études », confie Julie Fajol, présidente de l’Adem III, une association de défense des droits des étudiants.

« La volonté de la présidente, c’est de préparer les esprits à ces méthodes, reprend Fabien Bon, élu au conseil de la vie universitaire et membre du Syndicat de combat universitaire (SCUM). Il y a même des tirages au sort qui sont effectués dans certaines filières. Pour l’instant, seulement pour les étudiants hors-académie. Mais nous allons vers une généralisation de ces méthodes… Nous y sommes opposés, et nous allons nous battre. » Parmi les filières les plus touchées, figurent les arts plastiques, le théâtre, le cinéma ou la psychologie.

Pour Anne Fraïsse, il faut que le gouvernement mette en place une loi, « et vite », sur cette affaire de sélection universitaire. « Vite », car le problème pourrait bien prendre de plus en plus d’ampleur…"


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