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Répression antisyndicale à la Professionnelle du nettoyage : la SNCF doit prendre ses responsabilités


CNT Solidarité Ouvrière /8 juillet 2014   
Nettoyage

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Ce lundi 07 juillet, les travailleurs de la société la Professionnelle du Nettoyage, entreprise sous-traitant le nettoyage de la direction régionale SNCF, ont repris le travail après 19 jours de grève.
Si l’entreprise a du s’engager, lors des négociations avec la CNT Solidarité Ouvrière le 03 juillet, à la régularisation des situations relevant du non respect de la législation, elle persiste à refuser l’essentiel des revendications légitimes portées par les grévistes et a joué le pourrissement de la situation tout au long du mouvement de grève.

La SNCF, entreprise donneuse d’ordre, refuse toujours aussi d’intervenir dans le conflit malgré une responsabilité sociale clairement engagée. Elle couvre ainsi une entreprise sous-traitante qui contrevient manifestement aux exigences qu’elle demande avant la signature des contrats de sous-traitance... Ainsi la Professionnelle du Nettoyage avait fin 2012, une ardoise de plusieurs millions d’euros de dettes fiscales et sociales. Si il n’y a pas de compte publié pour l’exercice 2013 ce qui constitue déjà un tort, il existe de forts soupçons concernant la persistance et l’accroissement de cette dette.
La Professionnelle du Nettoyage poursuit également sa politique anti-syndicale. Alors que la CNT Solidarité Ouvrière vient de désigner une Représentante Syndicale de la Section (RSS) celle-ci a reçu en retour, une convocation à un entretien disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement alors que le contrat est suspendu par la grève !
Au final, malgré l’encadrement soit-disant imposé par la SNCF, entreprise publique, la sous-traitance est comme ailleurs synonyme de conditions dégradées pour les travailleurs-euses. Voila où nous mène le moins-disant social dans ce contexte de libéralisation du rail qu’ont dénoncé nos camarades cheminots pendant leur grève de juin.

Les travailleurs-euses n’entendent pas céder et restent mobilisés malgré la suspension de la grève et des procédures devant le conseil de prud’hommes sont en cours ! Le syndicat et les salariés considèrent directement la SNCF comme responsable de la situation ! Il est temps que celle-ci intervienne et cesse de couvrir de tels patrons voyous.