CNT- Solidarité Ouvrière » Syndicalisme » Education » Rythmes scolaires : cacophonie et dangers potentiels

Rythmes scolaires : cacophonie et dangers potentiels


CNT Solidarité Ouvrière /18 décembre 2012   

Partager

La réforme en cours dont les principaux acteurs ne connaissent que des bribes d’informations risque d’être lourde de conséquences pour les enseignants et les mairies. Aux premières loges, les personnels exerçant à temps partiels, mais aussi pour les directeurs déchargés qui seraient bien inspirés de freiner des quatre fers afin de ne pas être les dindons de la farce comme à l’accoutumée.

On peut envisager dans un département, dans une circonscription plusieurs cas de figures. Des écoles :
- à 4 jours avec 6h + l’APC ;
- à 4,5 jours avec 5 x 3h le matin et 2h15 l’après-midi + l’APC ;
- à 4,5 jours avec 4 x 3h15 le matin, 3h le mercredi et 4 x 2h l’après-midi + l’APC ; différentes combinaisons sont possibles dans la limite des 5h30 par jour et 3h30 par 1/2 journée.

Une annualisation des temps de décharge et compléments de service est susceptible de se mettre en place. Si ce fonctionnement est appliqué, la dégradation des conditions d’exercice se fera durement sentir.

Si on ajoute une porte ouverte à la décentralisation pour mettre en œuvre des projets dans le cadre des PEL, CEL pilotés par les mairies, on ouvre la brèche pour un emploi du temps fixé par les mairies où il ne faut pas l’oublier que les rapports sont souvent tendus entre enseignants et potentats locaux.

La Refondation de l’école avec l’instauration d’un cycle école-collège et un conseil de cycle commun rentre dans un plan programmé de déréglementation de l’école primaire.

Le risque est grand de voir à terme les écoles primaires sous la coupe des collèges de secteur. Le ministère peut ainsi être tenté par mesures d’économie de faire piloter les écoles par les chefs d’établissement du second degré.

Il serait bon que les syndicats se mobilisent et que l’Education Nationale lève toute ambiguïté à ce sujet. Les maires des communes à qui on demande avant le premier février de prendre position sur la semaine de 4 jours et demi pour la rentrée de septembre 2013 sont à ce jour tout comme les enseignants dans l’expectative. Aux travailleurs de l’Education de peser dans la balance par une mobilisation intersyndicale. La CNT-SO Normandie s’emploiera dans la mesure de ses moyens à contribuer à la nécessaire réflexion contre des projets flous, potentiellement dangereux, qui vont à l’encontre de l’intérêt des enfants et de l’école publique.

CNT-SO Normandie