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Université Montpellier 3 : rassemblement de soutien aux syndicalistes…


CNT Solidarité Ouvrière /31 mai 2014   
Education


LUNDI 2 JUIN- 9H – DEVANT LA SALLE CAMPROUX
(MAISON DES ÉTUDIANTS UM3)

Les organisations soussignées demandent l’abandon par l’Université Montpellier 3 des poursuites disciplinaires contre trois syndicalistes de Solidaires Étudiant-e-s et une du SCUM/CNT-SO (Confédération Nationale des Travailleurs – Solidarité Ouvrière) pour l’accusation fantaisiste de « trouble à l’ordre public ».

Les trois militant-es sont accusé-es de trouble à l’ordre public et d’agression à l’encontre de membres de l’UNI en avril 2014 lors des élections étudiantes à Montpellier 3 et sont convoqué-es en commission de discipline le lundi 2 Juin. Les poursuites de l’université contre ces militant-es sont intolérables. Ils et elles ont été interdit-es de présence sur le campus durant 30 jours, causant l’impossibilité de se rendre aux examens !!!! La présidence a refusé tout dialogue, toute rencontre et ne répond même pas aux courriers qui lui sont adressés. A partir de faits mineurs, la Présidente et le Vice-Président s’acharnent sur les militant-es pour leurs activités syndicales dans l’université.

Face aux provocations répétées de l’UNI (organisation de droite extrême), accompagnée de militant-es du FNJ (Front National de la Jeunesse) et de la Ligue du Midi (groupuscule violent local d’extrême-droite), la Présidence a préféré faire intervenir CRS et BAC pour les protéger, opération qui a coûté des milliers d’euros au contribuable ! Les pressions policières, des militant-es faisant le geste de la quenelle, les inultes racistes, homophobes et islamophobes,… Autant de provocations et d’agissements qui ne sont pas acceptables sur un campus d’université. Un membre de la BAC a d’ailleurs affirmé être venu pour « protéger son neveu » illustrant les magouilles et les arrangements entre forces de l’ordre et groupuscules violents. Par ailleurs, preuve que l’UNI n’est pas la bienvenue à Paul-Valéry, elle a obtenu aucun élu (30 voix sur 20 000 étudiants !) contre 4 élu-es pour les organisations signataires (plus de 400 voix) !
Ce n’est pas la première fois que la présidence de l’Université Montpellier 3 s’adonne à la répression et au flicage. Elle dispose de listes noires illégales d’étudiant-es jugé-es indésirables (recours à la CNIL), elle a également poursuivi en conseil disciplinaire – lors du mouvement en 2013/2014 contre les mesures d’austérité – des étudiant-e-s mobilisé-es sans preuve valable (le dossier n’a d’ailleurs donné aucune suite)…

Mais qui sont les « agresseurs » ?

Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils et elles soient avec ou sans papiers ? Les personnel-le-s qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ? Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiant-e-s et personnel-les et l’imposent avec la force de l’intervention policière, couverts par les groupuscules d’extrême-droite ?!

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiant-e-s en lutte. Sous couvert d’une image contestataire, la Présidence utilise les moyens législatifs répressifs et sans dialogue qui ont servi de socle au phénomène d’hyper-présidence, de concentration des pouvoirs, dû aux réformes universitaires LRU et Fioraso, qu’ils ont pourtant publiquement dénoncés.
Ces méthodes intolérables ne se retrouvent pas qu’à Montpellier. Partout les mêmes procédés sont employés par l’Etat afin de casser les mobilisations collectives, seule issue à un système qui menace chaque jour un nombre toujours plus grand d’entre nous.
Loin de ne frapper que nos seul-e-s militant-e-s, la répression s’abat sur tou-te-s celles et ceux qui relèvent la tête pour se défendre. Ainsi, à Caen, le directeur de l’hôpital a fait appel aux forces de l’ordre contre le personnel gréviste en lutte contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires. À Amiens Nord, ce sont plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, en lutte contre plus de 1200 licenciements, qui ont été condamné-e-s à de la prison avec sursis, tandis que d’autres ont été placé-e-s 39 heures en garde à vue suite à une plainte pour « menaces » d’un syndicat de cadres. En Espagne, ce sont récemment plusieurs années d’emprisonnement qui ont été requises contre des salarié-e-s d’Airbus qui avaient participé à la grève générale en 2010…i

Contre la répression politique et syndicale,

Arrêt immédiat de toutes les poursuites disciplinaires !

Rassemblement de soutien

LUNDI 2 JUIN- 9h – Devant la Salle Camproux

(Maison des Etudiants UM3)

Signataires : Solidaires Etudiant-e-s Montpellier, SCUM/CNT-SO, SUD Education 34, SUD Recherche 34, Solidaires 34