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Université Montpellier 3 : rassemblement de soutien aux syndicalistes…


CNT Solidarité Ouvrière /8 juin 2014   
Education

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LUNDI 2 JUIN- 9H – DEVANT LA SALLE CAMPROUX
(MAISON DES ÉTUDIANTS UM3)

Les organisations soussignées demandent l’abandon par l’Université Montpellier 3 des poursuites disciplinaires contre trois syndicalistes de Solidaires Étudiant-e-s et une du SCUM/CNT-SO (Confédération Nationale des Travailleurs – Solidarité Ouvrière) pour l’accusation fantaisiste de « trouble à l’ordre public ».

Les trois militant-es sont accusé-es de trouble à l’ordre public et d’agression à l’encontre de membres de l’UNI en avril 2014 lors des élections étudiantes à Montpellier 3 et sont convoqué-es en commission de discipline le lundi 2 Juin. Les poursuites de l’université contre ces militant-es sont intolérables. Ils et elles ont été interdit-es de présence sur le campus durant 30 jours, causant l’impossibilité de se rendre aux examens !!!! La présidence a refusé tout dialogue, toute rencontre et ne répond même pas aux courriers qui lui sont adressés. A partir de faits mineurs, la Présidente et le Vice-Président s’acharnent sur les militant-es pour leurs activités syndicales dans l’université.

Face aux provocations répétées de l’UNI (organisation de droite extrême), accompagnée de militant-es du FNJ (Front National de la Jeunesse) et de la Ligue du Midi (groupuscule violent local d’extrême-droite), la Présidence a préféré faire intervenir CRS et BAC pour les protéger, opération qui a coûté des milliers d’euros au contribuable ! Les pressions policières, des militant-es faisant le geste de la quenelle, les inultes racistes, homophobes et islamophobes,… Autant de provocations et d’agissements qui ne sont pas acceptables sur un campus d’université. Un membre de la BAC a d’ailleurs affirmé être venu pour « protéger son neveu » illustrant les magouilles et les arrangements entre forces de l’ordre et groupuscules violents. Par ailleurs, preuve que l’UNI n’est pas la bienvenue à Paul-Valéry, elle a obtenu aucun élu (30 voix sur 20 000 étudiants !) contre 4 élu-es pour les organisations signataires (plus de 400 voix) !
Ce n’est pas la première fois que la présidence de l’Université Montpellier 3 s’adonne à la répression et au flicage. Elle dispose de listes noires illégales d’étudiant-es jugé-es indésirables (recours à la CNIL), elle a également poursuivi en conseil disciplinaire – lors du mouvement en 2013/2014 contre les mesures d’austérité – des étudiant-e-s mobilisé-es sans preuve valable (le dossier n’a d’ailleurs donné aucune suite)…

Mais qui sont les « agresseurs » ?

Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils et elles soient avec ou sans papiers ? Les personnel-le-s qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ? Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiant-e-s et personnel-les et l’imposent avec la force de l’intervention policière, couverts par l artistes de rue sont interdits de travailler dans les zones de la FIFA et de commercialiser des symboles nationaux reliés à l’événement. Tout ceci sera entre les mains de la FIFA et de ses entreprises partenaires, comme Coca Cola ;

  1. La FIFA et ses entreprises partenaires auront une exemption fiscale totale de tous les impôts brésiliens, qu’il s’agisse de la sphère municipale, d’État où fédérale, privant ainsi les coffres publics brésiliens d’un milliard de réals (plus de 300 millions d’euros, selon les propres chiffres du gouvernement brésilien) ;

  2. Pour recevoir la Coupe du monde, les gouvernements et clubs de foot ont été obligés de construire et réformer les stades afin qu’ils obéissent aux normes de qualité de la FIFA. Au premier regard, il s’agit de nouvelles positives mais en apparence seulement. En fait, il y a un effet collatéral tragique en action : l’élitisation des Jeux, qui, désormais, doivent être fréquentés à peine par des classes sociales élevées qui peuvent payer des entrées chères et acheter dans les magasins installés dans les stades ;

  3. Au nom de la Coupe du monde, l’État brésilien a étendu son appareil répressif : en plus d’avoir dilapidé des milliards de reals en armement et nouveaux groupes policiers, ont été créées de nouvelles spécificités pénales pour encadrer les manifestant-e-s dans le code pénal ;

  4. Le Ministère de la Défense a publié un document, intitulé « Garantie de la loi et de l’Ordre », document dans lequel les mouvements et organisations sociales sont classifiés comme des forces d’opposition, comme toute personne où organisation qui entrave les voies d’accès (même de forme pacifique), provoquant où instiguant des actions radicales et violentes. Contre eux/elles, le gouvernement autorise les Forces Armées à agir.





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