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Ça s’arrange pas chez les « représentatifs » dans le nettoyage

mercredi 24 juillet 2013, par syndicat du nettoyage

Le Syndicat CNT Solidarité ouvrière du Nettoyage dénonce régulièrement les pratiques douteuses des syndicats « reconnus représentatifs ». Deux nouveaux exemples.


Elections Mercure Suffren Paris 15 (groupe ACCOR)

Les salariés des entreprises de nettoyage peuvent, en application de la loi d’août 2008, choisir de voter et même, dans certaines conditions, d’être candidats sur leurs sites de travail.
C’est souvent le cas dans les très grands hôtels.
En avril 2013, la CGT des HCR (hôtels, cafés, restaurants) gagne haut la main les élections de la délégation unique du personnel grâce notamment au vote des femmes de chambre de la société de nettoyage sous-traitante (Française de services Groupe).
Dans les HCR à PARIS, la CGT se bat de longue date pour que soit permis aux salariés de la sous-traitance travaillant dans un même établissement, et donc faisant partie d’une même collectivité de travail, de voter aux élections de l’entreprise donneuse d’ordre (ou utilisatrice).
Une grande victoire a d’ailleurs été remportée par la CGT des HCR PARIS dans ce sens à l’hôtel NOVOTEL Paris Les Halles (Cassation sociale 5 décembre 2012, n°12-13828) à l’issue d’un conflit soutenu par notre syndicat.
Que croyez vous que fit le syndicat CGT des agents de propreté de la région parisienne affilié à la fédération CGT des Ports et docks ?
Dans un courrier surréaliste en date du 23 avril 2013, le secrétaire général de ce « syndicat » s’est plaint auprès du DRH de l’hôtel MERCURE des « pressions » des partenaires sociaux pour que les salariés de la sous-traitance votent aux élections !!!
Grâce à ce courrier, le syndicat FO -bras armé de la direction chez ACCOR- conteste les élections pour ce motif !

Conseil de Prud’hommes de PARIS du 14 juin 2013

Pour tenter d’échapper à une condamnation qu’elle sait inéluctable, la société PEI (Propreté Environnement Industrie) a fabriqué deux pièces d’un dossier, avec la complicité du délégué syndical FO.
Alors que tous les autres courriers ont été, bien entendu, adressés en RAR à une salariée pour lui proposer une modification de ses horaires visant à lui imposer une coupure illégale dans sa journée de travail (de 6h à 9h et de 17h à 20h au lieu de 8h à 16 h) il a été produit, lors du bureau de jugement, une soi-disant proposition écrite de reclassement à « Disneyland hôtel » en horaire continu de 9h à 17h.
Pour donner un peu de crédibilité à cette prétendue proposition a été produit un « reçu en mains propres » signé par le délégué syndical FO.
Or ce document ne vaut évidemment pas « reçu en mains propres » de la salariée !
Et pour faire bonne mesure, le délégué syndical FO a remis à la direction une attestation prétendant que la salariée aurait refusé cette proposition !
Etrangement, cette « proposition » n’est reprise dans aucun courrier RAR de l’employeur ni dans la liste exhaustive des propositions rappelées dans la lettre de licenciement de la salariée !
La Cour de cassation rappelle heureusement régulièrement que la preuve d’une acceptation de la modification d’un contrat ne peut être rapportée par voie d’attestation.
L’acceptation de la modification du contrat doit être claire et non équivoque (Cassation sociale 7 juillet 2009 n°08-40414).
Il est scandaleux de voir le délégué syndical FO se prêter à cette tentative d’escroquerie au jugement.
De telles pratiques, malheureusement fréquentes dans la profession, tous syndicats « représentatifs » confondus, ne vont pas relever le taux de syndicalisation dans le secteur de la « propreté ».

le syndicat CNT Solidarité Ouvrière du Nettoyage les dénonce vigoureusement.